MY Salty Souls experience Humaine

Dans l’avion de retour entre San Salvador et Copenhague. J’ai reussi à être moi-même. A ne pas prendre le lead à laisser les autres être eux-mème aussi. J’ai pris le temps d’être, de regarder autour de moi. J’ai admiré ces paysages, j’ai ri, j’ai pris mon temps. Je n’ai pas eu d’horaires (ou du moins je ne m’en souvenais jamais!).

On m’a dit que j’etais belle des dizaines de fois. Non pas belle de dehors mais belle de dedans.

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J’ai souris, j’ai beaucoup souris, j’ai été heureuse, motivée, pleine d’energie. J’ai redécouvert, j’ai appris sur moi-mème et sur les autres aussi, un peu.

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J’ai vu des femmes autour de moi s’ouvrir, changer, se confier, se metamorphoser. J’ai aimé les voir se surpasser, aller au delà d’elles-mêmes. Pleurer, sourire, encourager, crier, aimer. Il y a eu des connections, des instants magiques avec le bruit de l’ocean en fond. Il y a eu ce soulagement, cette délivrance, cette émotion qui est sortie, enfin. Je n’ai pas changé, non. Je suis toujours moi entière et complète mais je me sens re-centrée.

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Concrètement cela a été prendre 3 avions et 7 h de décallage horaire. Se réveiller les 4 premiers jours avant le lever du soleil. Partager une chambre et une salle de bains avec des inconnues. Faire du yoga par 30 degrés celsius avec vue sur l’océan pacifique et parfois un coucher de soleil en fond. Transpirer, souffler, ne pas tenir certaines postures, finalement toucher le sol.

Apprendre à surfer avec un coach qui ne parle qu’espagnol. Boire de l’eau de l’océan, beaucoup d’eau. Se faire secouer par les vagues, s’épuiser, y arriver, lever les bras au ciel.

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Partager tous mes repas avec ces inconnues, ces femmes si différentes, si belles.

Marcher seule au lever du soleil sur la plage. Voir le cratère d’un volcan pour la première fois, sauter dans le vide.

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Rire, beaucoup rire. Stocker ces images, ces paysages dans ma tête. Partager mes peurs, mes faiblesses, mes rêves, sentir cette énergie en moi, cette lumière.

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Vivre des moments forts. Cette sensation quand mon équilibre et l’océan ont matché, quand on a pour la première fois ce feeling de glisse pour une seconde seulement, que l’on entend le cri des autres sur la plage et apercoit le sourire de MC juste avant la chute tête la première dans l’eau.

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Et puis ce moment magique, cette pratique qui m’est finalement tellement nouvelle: le yoga. Les sourires échangés avec E, sa voix qui nous guide les yeux fermés vers une pratique nouvelle, différente. Se laisser aller, ressentir et non sentir se laisser submerger par cette émotion. La laisser venir, s’abandonner, l’accepter. Puis ses mains sur mon visage, les étoiles, le partage.

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Des amitiés si soudaines, si inattendues. Ses yeux, ses questions, cette beauté et tous ces rires.

J’ai vu de la lumière dans ces corps, j’ai senti de l’énergi dans ce partage. Assise dans ce dernier avion qui me ramène chez moi un lundi matin de Novembre. Entourée de tous ces business (wo)man auxquels j’appartiens dans 99% du temps passé dans un avion, dans mon pantalon à fleurs je respire différement. Il y a un petit peu de chacune de ces femmes en moi. De la lumière de E, de la force de G, de la sagesse de V, de la gentillesse de MC and so on.. Ce matin dans cet avion: je suis la meilleure version de moi-même…

Crédit photos: Israel Barona

Je me suis inscrite en juin sur un coup de tête et completement par hasard, check it out HERE

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Tour du Lysefjord: jour 5

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Du bus…

Départ à 7h30 du terminal des bus. Le chauffeur ne comprend pas pourquoi je ne veux pas le retour, car la plupart des passagers prennent ce bus pour faire la rando à la journée et rentre à Stavanger après.

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Le chauffeur fait ce trajet depuis plus de 15 ans et nous fait les commentaires, fait passer des photos de la route au printemps avec plus 4m de neige. On passe dans des stations de skis, le long de lacs apparement plein de saumons c’est très sympa.

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Vue sur le fjord du bus

Arrivés à Eagle’s nest j’hésite vraiment à laisser mon sac de 10kg dans le bus, mais d’un autre côté avec mon épaule je ne suis pas sûre d’être suffisement rapide et je n’ai pas envie de me stresser. La marche est sportive mais bien équipée, c’est très glissant beaucoup de rochers à passer et m’aider des cables avec mon épaule c’est hors de question!

C’est galère, je me demande si j’ai bien fait de continuer et je suis vite fatiguée. Arrivée sur le plateau cela va mieux, c’est à nouveau très changeant niveau météo. Il y a beaucoup de touristes et la plupart ne sont pas équipés. Aprés avoir traversé un beau nevet J’arrive enfin, c’äest la queue pour prendre des photos sur la pierre suspendue, cela ne m’interesse pas de toute facon! La vue est à couper le souffle, le fjord est 600m plus bas impressionant!img_2056

Je me trouve un coin tranquille pour manger près de la où les basejumpers attendent que la météo s’améliore pour sauter. Le temps commence à tourner je redescends vers le parking. Le hike fait 9km au total et traverse 3 vallées. La derniére étant plutôt escarpée:

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Topo du parking vers Kjerag

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Arrivée au parking de Eagle’s nest ce coup-ci je décide de ne pas faire ma timide: une seule route passe par là soit direction Lysebotn soit direction Stavanger. Je demande direct à deux asiatiques sur le parking si ils descendent et ils me répondent dans un anglais très moyen que oui. Ils acceptent de me prendre. Grosse erreur de ma part! Descendre une route de montagne avec les seuls touristes qui ne sont ni allemands, ni norvégiens, danois ou suédois était très idiot! Ici commencent les 7km les plus dangereux de mon trip!!

J’ai même dû leur expliquer qu’ils devaient enlever le frein à main si ils voulaient sortir du parking! On fini par arriver en bas, retout au refuge ou je rencontre un motard allemand très sympa qui voyage seul. Puis soirée au bar du camping ou on philosophe avec une anglaise et un norvégien qui vivent au Royaume-Uni. Immigration, Norvège, rôle de la femme dans la société…

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Lysebotn sous la pluie

Tour du Lysefjord: Jour 4

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Good Morning Lysebotn!

Ou j’aurai pu intituler cet article: jour de la déprime… Levée à 6h30, mon épaule a récupéré de sa mobilité. Niveau douleur pas de de grand changement. Douche et en route pour le quai pour prendre le ferry. Le ferry est le même que j’avais pris pour aller à Flørli.

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Petits yeux du matin sur le ferry!

 

Je croise le serveur qui me ramène mon petit dej (si c’est pas la classe!!) et on fera le trajet ensemble. Il est très sympa, c’est son job de l’été et rentre à Stavanger retrouver sa soeur pour ses jours de repos. En fait sans m’en rendre compte ile me sauve d’un sacré coup de blues, car après avoir plannifié ce trip pendant 2 mois de voir le fjord défiler sous mes yeux puis s’éloigner dans mon dos c’est rude.

Arrivée à Stavanger 1h30 plus tard ils me déposent à l’hôpital que je ne connais que trop bien. Je travaille avec cet hôpital, donc je visite le labo de pathologie régulièrement. J’ai l’impression d’être au boulot. Je vais aux urgences et vois immédiatement un medecin. Elle n’est pas sûre si fracture ou non. Donc ce sera radio, elle me dit que tout est gonflé et que j’ai beaucoup d’eau dans l’articulation. Je demande si ce n’est que disloqué si elle pense que je peux continuer mon trekking: elle ne dit pas non. Elle est très surprise que je supporte la douleur aussi bien (moi aussi soit dit en passant! mais ce n’est pas nouveau).

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Le port de Stavanger

 

Radio done: bilan ce n’est pas cassé, l’articulation a bien été ouverte car j’ai beaucoup de liquide dedans mais mon épaule est en place. Plutôt bonne nouvelle, je décide de me reposer et de rester à Stavanger pour la journée, faire une sieste, m’acheter un bouquin, me mettre de la glace et repartir le lendemain. Je fais l’erreur de réserver un hôtel où je suis déjà restée pour le boulot et le moment ou je passe la porte de ma chambre: je m’écroule! Je n’ai pas pleuré une larme quand je me suis blessée ou les 30km de marche qui ont suivi, ni les nuits douloureuses… Mais me retrouver dans une chambre d’hôtel dans un contexte boulot alors que je veux être seule dans les montagnes c’est plus fort que moi! Pour couronner le tout je réalise qu’il n’y a pas de ferry me ramenant à Lysebotn ou dans le fjord le lendemain.

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Cela ne m’étonnerai pas qu’ils doublent la population de la ville avec ce bateau de croisière!

 

Après 3h de sieste, je me promène un peu et passe un moment en terrasse, il fait beau et je compte bien en profiter. Je fini par réaliser qu’un bus part le lendemain matin pour eagle nest et que cela me permettrai de faire la journée que j’ai zappé. Au final cette blessure m’empêche de faire la journée prévue après Lysebotn et la suivante car il n’y a aucun accés par la route ou ferry je ne peux donc pas les rattraper. Donc autant faire Kjerag, et ce trajet en bus dormir à Lysebotn (je ne me lasse pas de la vue ;-)) et prendre le ferry à 7h le jour suivant et leur demander de me laisser à Bakken Gård.

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Installée en terrasse…

 

Au moins, j’ai un plan et cela me redonne le moral! Je fais une mini-lessive dans ma chambre d’hôtel et m’endors avec 1kg de glace sur l’épaule (ok ce n’était pas l’idée du siècle)…

Tour du Lysefjord: Jour 3

Forcément la nuit a été très compliquée. Je remercie toutefois la personne qui a dormi avant moi dans cette chambre d’avoir installé un rideau de fortune sur la fenêtre car avec le soleil qui ne se couche jamais plus la douleur autant dire que cela aurait été pire. Mon épaule est très gonflée et bleue, la douleur est sympa aussi.IMG_8105.JPG

Je me prépare une petit déjeuner et étudie la carte car je sens bien qu’aller jusqu’à Kjerag puis Lysebotn (16km) n’est pas raisonnable. J’ai fait une partie du chemin dans l’autre sens la vieille et c’est glissant et technique. Une norvégienne vient discuter avec moi et elle me conseille de prendre un autre chemin beaucoup plus facile même si pas beaucoup plus court (14km). Elle me dissuade de continuer vers Kjerag. C’est une décision pas facile à prendre car c’était un des highlights de ma rando: mais j’ai mal!

Dehors c’est magique, il fait un soleil magnifique, le refuge est entouré par deux lacs, du coup je prends mon temps!img_2022

J’attaque ma journée de marche vers neuf heure. La fille rencontrée au petit dej. me donne un coup de main pour hisser mon sac sur mon dos! Il fait beau, je souffle un bon coup et en route! Soudain j’ai du réseau j’en profite pour appeler ma mère et mon copain à qui je n’avais pu qu’envoyer 1 ou 2 sms la veille du refuge car le réseau était très instable. Cela fait toujours du bien au moral et cela rassure aussi!

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La marche le long du lac traverse de nombreux ruisseaux et reste un tout petit sentier puis surprise ce lac est artificiel: au bout un barrage! Après 48h dans la nature au milieux de rien c’est un choc. Je comprendrai plus tard qu’il a de nombreux barrages hydro-electriques souterrains dans la région. Le chemin est carrossable après le barrage. Le temps se couvre un peu donc j’essaie tant bien que mal de remettre mon pantalon, et là CRAAAAC! Enfin! mon bras bouge à nouveau, pas complètement mobile mais c’est mieux! par contre niveau douleur pas d’amélioration.

Je finis par rejoindre le parking a eagle-nest: la civilisation! Je m’offre un sandwich et un coca. Je leur demande si ils peuvent appeler un taxi car je sais que c’est 7km de bitume en lacets qui m’attendent et un tunnel très étroit d’un kilomètre pour rejoindre Lysebotn. Il est midi donc trop tôt pour les taxis qui arrivent vers 17h (nous sommes à 3h en voiture de Stavanger). Donc tant pis je ne suis plus à quelques kilomètres près je descends à pieds. Je croise quelqu’un qui travaille sur un chantier avec une pelle mécanique, on discute 5 minutes puis il finira par me déposer à Lysebotn. Il me dit faire 6h de route par jour pour atteindre ce chantier!

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Le tunnel est flippant je suis bien contente d’être assise dans une voiture et non pas à pieds. Arrivée au refuge (qui est aussi une auberge de jeunesse), la fille à l’accueil est géniale. Elle m’aide à porter mon sac, fait mon lit et m’aide à me déshabiller pour que je puisse prendre une douche chaude: FIESTA! je me paye même une bière au camping en face! Elle me donne le numéro des urgences. L’hopital avec Radio le plus proche est bien à Stavanger et le prochain ferry demain. La douleur a changé et cela ressemble a une fracture donc je me décide à aller jusqu´à Stavanger avec le ferry de 7h le lendemain matin.

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Je mange au resto du refuge, je sympathise avec le serveur et il me propose de me préparer un sandwich pour demain matin car il prendra le ferry avec moi. C’est fou à quel point tous les gens croisés sont sympa et bilingues aussi…

Lysebotn c’est le bout du fjord, et c’est magique d’en haut et d’en bas, la lumière, les nuages, tout!

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Je suis revenue 3 fois sur le quai durant la soirée, ébahie…

 

Dans ma chambre il y a un base jumper finlandais. Il me montre ses 2 sauts de la journée sur son PC filmés avec sa GOPRO: wow! Kjerag est très connu et attire de nombreux basejumpers. Il y a une norvégienne aussi de la région qui se fait un trip en solo et pense pouvoir faire Kjerag et Preikestolen le même jour… re craaac pendant que l’on discute, je lui ai raconté mes aventures et elle me regarde choquée! il en faudra plus pour m’impressionner: crac est bon signe! Au lit!

Tour du Lysefjord: Jour 2

Jour 2: Flørli > Langavatn

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Levée à 7h30, je regarde par la fenêtre: temps mitigé mais pas de pluie! Je sais que ma journée va être longue donc je me prépare un bon petit déjeuner et un café. En plannifiant mon trekking je savais que ce serait la journée la plus longue. Je pensais 18km, en fait c’était 21,6km… D’après le profil, à part les marches au départ ca me semblait assez plat: erreur! Rien n’est plat en Norvège!

Bref me voilà partie en même temps que les 3 Norvégiennes qui ont dormi au refuge. Je prends de l’avance car elles s’arretent prendre des photos. J’attaque les 4444 marches pour la deuxième fois en 24h! Auant le jour 1 mon souffle était le problème, jour 2 ce sont mes jambes. Mais c’est quand même bien plus simple que la veille, je suis beaucoup plus à l’aise! Je monte les marches en 1h15 au lieu d’1h30 le jour d’avant. Le temps est instable mais il ne pleut pas: soleil et nuages qui montent vers le plateau à une vitesse folle. La vue des escaliers est magnifique: l’eau bleue turquoise et trouble du fjord, les nuages qui passent et le ciel bleu avec la végétation sur la face nord…

Arrivée en haut je rejoins un chemin assez large, carrossable et je me dis que si j’arrive à garder cette vitesse la journée va passer plus vite que prévu! Autant vous dire que c’était assez optimiste! Car c’est à ce moment là que commence ma quête du T… En Norvège, les chemins sont marqués à l’aide d’un T rouge, en référence à l’association touristique. Sauf qu’en fait il n’y pas toujours de chemins. Les marques sont là, plus ou moins visibles, mais plutôt bien faites et entre deux … libre à chacun de faire son chemin!

Cela rajoute une grande partie de la difficulté que je n’avais pas envisagé: chaque pas recquiert de l’attention: c’est glissant, instable, boueux, collant. Bref, ma première erreur a été de ne pas faire suffisemment de pauses.

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A partir de ce moment là, je me retrouve sur un plateau (pas vraiment plat) ou la trace des anciens glaciers est évidente et je ne sens toute petite! C’est impressionant: les nuages qui arrivent du fjord passent à toute vitesse, ce paysage sans végétation, sans arbres, avec du vent, des lacs (et des icebergs dans ces derniers), la roche polie… et moi toute seule avec mon sac à dos!

Au bout d’une heure je double de loin un autre randonneur solitaire et là commence ma quête du lac perdu! Non, en fait il y a des lacs de partout et sur ma carte uniquement quelques-uns, donc rapidement je ne sais plus où j’en suis. Mais comme il n’y a qu’un chemin cela reste assez simple. Et je monte, redecends sans cesse d’un lac à un autre, c’est sans fin.IMG_1996

Il fait chaud, froid, il pleut puis cela cesse… c’est épuisant de quitter et remettre le sac à dos toutes les 10 minutes pour enlever et remettre des couches de vêtements. Et puis c’est la chute! En descendant le long d’un ruisseau en direction d’un lac, sur ma droite une grande plaque rocheuse sur laquelle je m’appuie avec ma main droite… je glisse et vient m’ecraser sur la roche avec l’aide de mon sac à dos de près de 10kg qui m’entraine. J’ai très mal, je vois quelques chandelles et mon bras droit ne répond plus. Rapidement, je me dis que c’est déboité et j’essaie de le remettre en m’aidant de la paroie: sans succés!

Je redescends un peu et je m’assieds pour reprendre mes esprits. Donc les filles avec qui je suis partie le matin, je les ai perdu de vue après 15 minutes, donc je suppose qu’elles sont derrière moi mais elles ont pu changer d’avis et faire demi-tour. Je n’ai pas de réseau et je marche depuis 4h30. Conclusion, je pense être plus près de l’arrivée que du départ. Il m’est impossible d’enlever et de remettre mon sac à dos sans hurler de douleur donc je me couvre, je prends des gels sucrés et des morceaux de pomme séchée dans la partie avant du sac (et de l’arnica en granules!) et je continue. Le sac serré sur mes hanches pour éviter de le porter sur mes épaules. Ma pire crainte était de retomber, donc je prends mon temps et je suis super attentive à chaque pas.

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Et puis arrive… la neige! pas du ciel mais par terre: de grands nevets avec de l’eau qui passe en dessous sauf que les côtés ont fondu et ils sont suspendus en l’air. Je dois sauter ou escalader pour les atteindre: avec une épaule en moins: le TOP! Tout cela en cherchant les fameux T pour continuer ma route!

Là j’avoue, à ce moment là j’entame une conversation avec la Norvège! Je lui dis que « ok j’ai compris, je l’ai pas respecté, j’aurai dû prendre mon temps… » Bref tout va bien!

Puis 4h30 après ma chute j’arrive enfin au refuge, les panneaux m’indiquent la distance effectuée et je réalise que c’etait 3km de plus que prévu et que j’ai mis 9h à faire 21,6km! Ils utilisent des codes couleurs pour la difficiculté des randonnée (comme pour le spistes de ski). La semaine que j’ai plannifié est rouge mais sur le panneau la journée que je viens de faire est noire… Tout s’explique!

Je suis la première arrivée au refuge, les filles n’arriveront qu’une heure trente plus tard et seront assez sympas pour m’aider à me déshabiller et faire ma vaisselle. D’autres personnes arrivent et nous sommes plus de 15 au moment d’aller se coucher. Je suis la première au lit à 20h30! Mon épaule gonfle à vue d’oeil et la douleur est très vive: la nuit promet d’être longue!

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Notez bien la positition relachée de ma main droite!

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Le lac devant le refuge

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Vue de la porte du tant attendu refuge!

Tour du Lysefjord: Jour 1

 

 

Parce-que j’ai envie de raconter cette aventure en prenant mon temps…

Il y a quelques mois j’ai failli partir vivre en Suisse et dans ces moments là on se rend compte de ce que l’on aurait aimé faire là où on vit et du peu de choses que l’on a fait. J’ai toujours eu envie de découvrir un peu plus la Norvège même si j’y suis au moins une fois par mois pour le travail. Je voulais voir encore plus le côté sauvage de ce pays. Grâce aux conseils d’un collègue norvégien je me suis décidé à faire un trek autour du Lysefjord.

Le tour complet fait 95 km, mais le premier refuge est fermé pour travaux donc cela m’obligeait à commencer au jour 2 de la randonnée proposée par l’association de randonnée norvégienne. Donc « uniquement » 75km pour moi…

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Mon plan ètait de faire le tour en 5 jours et de dormir uniquement en refuge car je ne voulais pas porter de tente et je suis partie seule.

Donc me voilà, équipée: parée de ma carte et de ma boussole, d’un sac à dos de 9kg et de mon meilleur esprit sportif!

JOUR 1: Copenhague > Stavanger > FLØRLI > FLØRLI 😉

Vol SAS de Copenhague à Stavanger à 7h du matin = Début de l’aventure… Je prends l’avion toutes les semaines avec cette compagnie aérienne donc j’ai accès à la sécurité prioritaire, ect, ect… sauf que je n’avais pas prévu que c’était le premier week-end de départ en vacances des Danois! Je n’ai jamais vu l’aéroport comme ça en presque 3 ans! Le chaos! J’ai presque raté mon vol à cause de l’attente, mais le vol a été retardé. BILAN: j’ai eu mon vol MAIS on est arrivé en retard à Stavanger et j’avais un timing assez serré.

Aéroport > Taxi > Ferry: j’avais du réserver un Ferry pour touristes qui me déposait à Flørli, car le ferry-bus ne marche pas le dimanche. Bref, j’ai raté le ferry… Ca commençait, très, très bien. A savoir que le départ de la rando est assez loin de toute civilisation: 40km en ferry. Sympa le mec sur le quai me dit que tout est arrangé et que je peux prendre le prochain ferry touristique qui a un autre itinéraire mais ils me déposeront à Flørli. Je me dit cool: j’ai le temps pour un petit café la pression redescend.

Me voilà sur le ferry, entourée d’un car de Japonais, de Francais, d’Américians, d’Espagnols… moi et mes grosses chaussures et mon sac à dos! Mais aprés 10 minutes je me rends compte que le Ferry ne va pas du tout à Flørli… je demande à un membre de l’équipage qui me dit qu’il n’a pas bien compris ce que lui a dit son collègue sur le quai! Parfait! Donc j’insiste lourdement, il me ramène le second qui me dit que j’ai qu’à aller faire le hike à Preikestolen à la place. Euh comment, te dire… c’est prévu mais dans 6 jours en fait! Puis il revient me chercher et il m’emmène dans la cabine du commandant qui m’invite à m’asseoir à la place du second (trop la classe :-D). Comme tout bon Norvegien il fait de la randonnée aussi et comprend tout de suite mon problème mais ils ne peuvent pas m’emmener c’est trop loin. Donc il appelle le capitaine d’un autre bateau et m’arrange le trajet gratuit. Il me dépose au milieu de nulle part à l’entrée du fjord, me montre un bateau du doigt et me dit dans une heure et demi l’équipage arrivera et vous irez jusqu’à Flørli. OUuuuuufff je respire.

Donc l’équipage arrive, m’installe une chaise au soleil et m’offre même un café. Nous voilà parti, sur ce petit ferry qui peut prendre 12 voitures et une cinquantaine de passagers. Et j’arrive enfin à Flørli à 15h, Après discussion avec des anglais, je me lance à l’assaut des 4444 marches car j’avais réservé un refuge à 3 km en haut des marches. Ma stratégie était de ne pas me faire les marches avant les 22km les plus difficiles de ma semaine. Ca ne changeait rien`au nombre de km mais Ca changeait l’état de fatigue de mes jambes et +1000m de dénivelé. Maligne, sauf que la clé du refuge que j’avais ne marchait pas… bilan après une nuit sans sommeil, une journée épuisant à cause du stress: je redescends jusqu’au refuge en bas des marches: prête à refaire 4444 marches le lendemain!

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Le fameux refuge fermé!

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Flørli Trappen jour 1

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en haut des marches…

Au refuge, il y avait 3 Norvegiennes sympa et discrètes. Elles avaient planifié la même journée que moi le lendemain et l’une d’elle l’avait fait plus jeune. Elles m’annoncent 6h de marche, je tablais sur 8h… et nous étions toutes loin du compte! Couchée à 20h en me disant que le lendemain ne pourra qu’être meilleur…

 

 

Ma routine capillaire !

Parce que tout cela a changé depuis 6 mois et que je suis assez contente de l’expérience, j’aimerai la partager avec vous. Posons les bases! J’ai les cheveux frisés donc secs. Quand je dis frisés cela veut dire ni ondulés, ni crépus mais bien frisés! Genre comme sur les photos.

J’utilisais depuis longtemps des produits que je considérais comme de bonne qualité. Shampoings et après-shampoings l’Occitane de la gamme qui répare les cheveux. Je trouvais bien le système des recharges pour minimiser le coût et l’utilisation de plastique dans les emballages. Mais il y a 6 mois j’ai fait quelques recherches et je me suis dit qu’il était temps de changer. Pour être honnête mon envie de changement est surtout venue de mon envie de réduire le nombre de bouteilles en plastiques dans ma douche!

Donc j’ai un peu regardé sur internet et j ai un trouvé d abord un site internet via un blog: http://www.happyleon.fr/ et je me suis lancée! Ma première commande a été un shampoing solide, du savon, du déodorant, des lingettes démaquillantes lavantes et une cup.

Donc j utilise depuis ce shampoing de Lamazuna. Ils en ont pour cheveux normaux, etc…Alors comment ça marche… et bien comme un savon! Tu le mouilles, tu le frottes dans tes cheveux et ça mousse, ca mousse beaucoup! Et puis après c est comme d habitude. Alors pour être franche il faut pas espérer un changement miracle! il faut laisser le temps à nos cheveux d évacuer ces années de produit chimique, de retrouver une stabilité naturelle… Au début je trouvais mes cheveux moins brillants, les boucles étaient différente et je les trouvais encore plus sec. Au niveau du lavage je suis passée d un shampoing tous les 2 ou 3 jours à un shampoing tous les 5 jours environ. J’utilise aussi les shampoings solides de chez lush. Ils ne sont pas 100% naturels mais presque et plus faciles à acheter car je peux aller en boutique direct: J’utilise le godiva et le Jason and the argan oil.

J ai associé ce shampoing à une autre routine. Comme j ai supprimé l après-shampoing et que j ai les cheveux super secs (si vous n avez pas encore saisi l information…) il me fallait trouver quelque chose de nourrissant. Donc à nouveau me voilà sur internet… Puis je note quelques infos et me voilà partie vers une pharmacie bio! J ai acheté de l huile de Ricin bio, de l huile de coco (c est solide, hein les filles ou sinon c est qu’il y a des additifs caca…) bio et un gel d aloe-vera. Avant chaque shampoing je me fais un masque avec une cuillère a soupe de chaque que je mélange. Je passe le pot de coco sous l eau chaude 5 minutes et je me fait ma popotte dans un petit ramequin. J en mets plein sur les pointes et puis sur les longueurs et je finis par masser le cuir chevelu (on a tendance à l oublier celui-ci!) puis j attache mes cheveux. Je laisse poser dans l idéal toute la nuit avec une serviette sur mon oreiller ou parfois juste 30 minutes et dans ce cas-là je passe la serviette une minute au micro-onde car la chaleur active l’imprégnation. Pour retirer le masque je rince bien puis je fais 2 shampoings. Je me suis mis ce petit mélange dans une petite bouteille de Sephora que je prends avec moi quand je voyage.

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Enfin quand j’ai moins de temps j’utilise un masque que je fais moi-même aussi. Tous les ingrédients viennent de Aroma Zone. D’abord le masque capillaire qui contient de l’huile de jojoba, de ricin et du beurre de karité. C’est la base et j’en met une grosse cuillère a café dans un ramequin puis j’ajoute: 5 gouttes de protéines de soie, 5 gouttes d’actif phyto liss et enfin 5 gouttes de Provitamine B5.

Autre chose, j attache mes cheveux en chignon haut sur la tête la nuit, car on abîme beaucoup nos pointes sur l oreiller. J utilise un chouchou tout doux et non pas un élastique. Et enfin tous les matins et tous les soirs j applique une noisette d huile et d Aloe Vera sur la pointe de mes cheveux. J utilise cette huile car le coiffeur me l a donné et elle sent super bon! Une fois finie il faudra que je trouve autre chose plus naturel! Attention par contre: ne pas appliquer d huile avant de se lisser ou sécher les cheveux au sèche-cheveux car Huile + Chaleur = Cramage!

Tous les matins j’utilise aussi un spray d’eau de fleur d’oranger: parce-que ça sent bon et aussi parce que ca fait du bien aux cheveux et les fait briller.

Bon alors??? Quelle est la différence avec avant???

  • J ai beaucoup plus de place dans ma douche 😉
  • Je fais des économies! Le shampoing me dure un bon mois et je ne suis pas la seule à l utiliser. Les huiles et Aloe Vera m ont coûté 25€ (500mL de Ricin, 300mL de coco et un tube d Aloe Vera) et il m en reste encore pour plusieurs mois donc je dirai 25€ pour 8 mois minimum et j ai les cheveux longs. Le masque de  d’Aroma Zone avec tous ces composants: 19,40€ et je vais sans doute en avoir pour plus de 4 mois.
  • Mes cheveux ont poussé! et bien plus vite que d habitude.
  • Ils sont plus brillants, moins secs.
  • Pour les boucles, je les trouve plus jolies, plus facile à gérer. Du coup je les lisse beaucoup moins souvent!
  • C est moins galère pour voyager car cela me fait un flacon de moins.

Le problème des produits Lush c est qu’il y a toujours des produits chimiques, leur savons solides par exemple ne sont pas faits à froid et pas 100% naturels.

L’humain est bon

IMG_8310J’avoue, j’en ai assez. Non pas de ne pas comprendre leur motivations parce-que je n’en ai pas envie et je ne suis même pas sure qu’il y ai quoi que ce soit à comprendre. Mais de ne pas comprendre l’humain. Juste comment un humain qui n’est ni plus ni moins que le voisin ou l’autre humain à l’autre bout du monde, puisse se sentir si supérieur qu’il peut décider si un autre humain va vivre où mourir. On peut lire tous les livres du monde, suivre tous les courants philosophiques, les grands penseurs, sages et autres… Tant qu’on en sera là on ne sera pas plus que des animaux et encore. Je n’ai jamais vu un animal tué un autre animal si ce n’est par besoin.

La première fois, à Paris, j’étais abasourdie, choquée. Je me suis sentie responsable. J’avais cette espèce de boule gluante dans mon ventre, ce malaise. Ce mauvais gout âpre dans la bouche. J’ai suivi les nouvelles en direct, j’étais au bureau entourée d’un collègue Norvégien et une collègue Danoise qui ne comprenaient pas vraiment mon malaise. Puis il y a eu cet élan de fraternité en France et j’ai trouvé ça beau, fort, puissant même. Et puis ça a recommencé. En France et ailleurs. Quoi qu’on en dise quand ça arrive sans son propre pays on se sent plus concerné. On se demande si les amis, si la famille, les amis des amis sont ok.

Ce qui me met mal à l’aise c’est que dès la deuxième fois je n’ai plus été choquée. Non pas comme si c’est normal mais comme si « de toute façon cela arrivera encore ». Comment, moi, je peux réagir comme ça ?

Je viens de passer une semaine au milieu de la nature et je n’ai croisé que peu de gens. Mais ce qui fait la richesse d’un voyage, d’une aventure, d’une escapade ce sont ces rencontres. J’ai discuté de politique, de différence de culture, de terrorisme même ; avec des anglais, des norvégiens et des allemands. Je les ai croisés au pub, dans un refuge ou sur un ferry. Certains amenaient leur fils de 20 ans où leurs propres parents les avaient emmenés 30 ans plus tôt. D’autres allaient jusqu’au pôle nord en moto, certains travaillaient pour l’été. Et chacun d’entre eux étaient curieux de l’humain en face de lui, admiratif et intéressé. Moi la première.

Je n’ai pas peur de l’humain, de l’individu que je croise dans la rue, dans la station de métro, dans la montagne ou dans le bus. Parce que je crois profondément que personne n’a mauvais fond, personne ne né méchant, aigri ou stupide. L’humain est bon. J’en suis persuadée. Et ce n’est pas un humain roulant dans un poids lourd vers d’autres humains ou un autre tirant à bout portant sur d’autres qui va me faire changer d’avis. Il n y a rien à comprendre ni à expliquer. C’est irrationnel, au-delà de l’entendement. J’y crois, je ne lâche pas. Mais j’ai mal.

Je comprends que l’on puisse basculer dans la haine, l’incompréhension et devenir à son tour irrationnel. C’est humain et c’est moche. On en revient à cette phrase si banale : »ne soit pas aussi idiot que lui ».

J’ai mal parce qu’il n’y a rien à comprendre, parce que c’est gratuit. Parce que je me sens concerné, ça me vrille de l’intérieur. Je n’arrive même pas à l’exprimer.

Tellement de gens ne croient déjà plus en rien, est ce que l’on peut essayer de continuer de croire en l’humain ? On dirait que ce sont nos croyances qui nous ont toujours amenées à la violence : idéologie, religion, supériorité… Moi je suis sure que si l’on croyait tous en la bonté de l’humain on en serait pas là.

Essayez, essayez de sourire à une, deux, trois, dix personnes par jour que vous ne connaissez pas. C’est gratuit, essayez. Regardez les dans les yeux ces humains que vous ne connaissez pas. Ne les jugez pas, juste levez les yeux vers les leurs dans le métro, dans le train dans la rue. Essayez, n’ayez pas peur de l’humain à coté de vous…

Une vie heureuse…

J´ai 32 ans, un bon boulot avec un salaire acceptable et plutôt confortable. J’ai une vie qui est tout sauf « plan-plan ». Mais est ce que je suis heureuse? Finalement, c’est la seule chose que j’aimerai accomplir: être heureuse.

On pense tous, où on aimerait tous être différent des autres, de la masse. Moi par exemple, je me suis toujours dit que suivre le schéma classique: copain, mariage, enfant(s) n’était pas forcément la clé, mon but ultime. J’ai envie de croire que c’est toujours vrai et dans mon cas il vaudrait mieux car où sinon je suis un petit peu à la bourre! Je pense. Hummm je recommence. J’essaie de me convaincre que ce n’est pas la clé du bonheur et que l’on peut être tout aussi heureux sans ça.

Cependant est ce vrai? Quid de la pression sociale? De nos rêves d’adolescentes de belles robes, de mariage romantique dans un champ? De cet instinct maternel qui est là, au creux de mes gènes, au creux de mon ventre, au creux de mon cœur?

Alors je pousse toutes ces pensées, à droite à gauche, et de temps en temps cela me revient, là, en plein devant mon nez.

De toute façon à quoi bon? J’ai toutes les conditions non-requises.

Un homme dans ma vie qui a 13 ans de plus que moi, qui est divorcé et qui est déjà bien fourni avec 2 enfants. Je ne suis jamais chez moi: toujours en déplacements professionnels et un week-end sur deux je le passe seule. Attention! Je ne plains pas, loin de là. J’ai choisis tout ça. Il n’y avait pas d’astérisques avec écrit en tout petit en bas de la page des surprises désagréables. J’ai décidé de cette situation et la raison est simple. Il me rend heureuse et ensemble tout est simple, facile, smooth…

Pourquoi j’écris tout ça? Tout simplement pour dire qu’il y a l’idée que l’on se fait du bonheur et ce qui nous rend vraiment heureux. C’est une bataille entre mon cerveau et mon cœur. Aujourd’hui, mon cœur me dit: « tout va bien, respire, enjoy »! Mon cerveau me dit « WARNING WARNING » (avec la lumière rouge qui clignote et tout et tout…). Tu risques de le regretter, comment te sentiras-tu dans 10 ans, dans 20 ans?

Et puis il y a mes amis autour de moi qui ont ces vies plus classiques, plus normales. Ils se marient, certains font un enfant et même un deuxième. Cela me rend heureuse. Je suis heureuse pour eux et j’aime partager ce bonheur. Mais il y a toujours ce petit pincement, cette petite remontée acide quand ils vous annoncent la grande nouvelle. Car même si je pense être différente, nous sommes tous égoïstes, c’est la nature humaine. On compare notre vie, notre bonheur, notre trajectoire à celle des autres. Même si cela ne dure que l’instant d’une demi-seconde.

Je ne peux pas finir ce billet en écrivant: « mais j’ai décidé, je sais ce qui me rend heureuse et me rendra heureuse ». Non je n’en sais rien, alors je continue de me poser des questions, d’avoir des doutes et d’écarter ces angoisses et je souris. Je suis reconnaissante pour ce que j’ai qui est beau, qui est doux et confortable. Car j’ai et j’ai eu de la chance d’être amoureuse de cet amour que l’on donne sans compter, que l’on donne tellement qu’il nous vide parfois. De cet amour qui peut faire si mal aussi. Celui-même qui met des années à guérir. Mais tant pis, j’y vais quand même. Je n’ai pas vraiment l’impression d’avancer ou d’avoir des perspectives mais c’est un peu comme si j’étais sur mon sofa avec un plaid, un bon thé chaud et un bouquin passionnant. Alors je vais le lire, jusqu’à la fin, jusqu’à ce que le thé soit froid, jusqu’à ce que j’ai des fourmis dans les jambes et on verra après.

Dans ma valise il y a…

Faire sa valise c’est toujours compliqué (surtout pour les filles!). Soit on oublie l’essentiel, soit on prend 3 fois trop de choses, soit il n’y a pas la place…

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Alors comme je dois faire en moyenne deux valises par semaine je me suis dit: « tiens ce serait une bonne idée de partager ta technique suprême ». Soyons clair jusqu’à 4-5 jours je n’ai qu’une valise en cabine. J’entend par là une petite valise. Ce qui reste dans ma valise, TOUJOURS: des boules quies (pour les voisins de chambre extravertis), une mini trousse de toilette qui contient:

  • une brosse à cheveux: petit format
  • une brosse à dent
  • un mini set de maquillage: mini-pinceaux
  • une pince à épiler
  • un savon solide, un shampoing solide (j’y reviendrai mais j’utilise beaucoup de cosmetiques solides)
  • des lingettes démaquillantes en tissu

J’ai un kit « liquide » dans un sachet transparent avec uniquement du dentifrice, mon huile pour les cheveux et mes deux cremes hydratantes. Tout ca en format voyage, ce qui veut dire dans des petits contenants. Ces petites boites et bouteilles en plastique se trouvent facilement chez Sephora par exemple. Ces deux trousses de toilette ensemble sont toutes petites! J’ai aussi toujours un sachet plastique vide pour les vetements sales.

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Ensuite, comme nous sommes des gens moderne en 2016, avant de partir quelque part je regarde toujours la météo. Et même si ils se trompent parfois il ne fera jamais 25 degrès quand ils annoncent 5 et inversement… donc le « je prend ca en plus au cas où il ferait froid/chaud » c’est bidon les filles comme excuse! Donc 1 tenue par jour pas plus, 1 pantalon pour deux jours et bien entendu la quantité de sous-vêtements nécessaire. Pour info les petites culottes cela sèche très vite, sauf si bien entendu vous portez des culottes grandes comme des voiles! Donc au pire: laver à la main le soir ce sera sec au réveil. Donc faites le compte pour un week-end: 2 pantalons, 2 tee-shirts/chemises, 1 ou 2 pulls. Ca ne pèse pas lourd et ca ne prend pas de place + affaires de toilette et chaussures et vous avez même la place pour ramener un bocal de cassoulet en rentrant du week-end chez la grande tante qui habite dans le sud-ouest!

Moi j’ai toujours aussi mes affaires de course à pied, j’ai acheté des chaussures légères et qui prennent peu de place et comme j’aime courrir partout et découvrir des endroits en courrant c’est quand même bien pratique!